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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 23:35

Jean Gillibert et le théâtre antique

Le mot, le son et le temps

Cycle Maison des Métallos

 

Hier, mardi  Jean Gillibert nous a livré  pendant près d'une heure et demie, des moments  de sa vie dans le son et le sens.

 

Pour l'histoire et la mémoire du théâtre, il a parlé de  la période  après-guerre, du Groupe du Théâtre Antique de la Sorbonne avec un insert sur  stasimon grec et   stances cornéliennes;  il a rendu hommage aux artistes de la Maison des Lettres et à Jean Vilar.  Dans une perspective historique et véritablement politique, il nous a donné ce qu'il sait et a compris du théâtre attique et replacé les Grecs peuple "se pensant élu plus que le peuple juif " comme ayant  la hauteur d'âme de reconnaître avec la pièce d'Eschyle la violence faite aux vaincus.

 

 Esprit libre  il a ouvert la réflexion sur les génocides non reconnus l'arménien, et le vendéen que notre République n'a pas encore admis.

 

Et  il  a réussi  ensuite  à tenir en émotion vibrante sa lecture et son chant des Perses d'Eschyle.

 

Il a transcendé la petite salle inadaptée où nous étions confinés, assis sur des chaises inconfortables, avec une visibilité nulle, et une organisation pantelante.

Il a invoqué et fait venir l'Ombre de Darius, il a fait entendre  la plainte  élégiaque, il a chanté Xerxès et Atossa.

 

Sublimes moments qui  devraient appartenir à un grand plateau national. 

Jusques à quand encore, les théâtres installés et nourris de subsides conséquents fermeront-ils leurs portes à un tel trésor ?  Ils ne veulent pas voir ce qui leur échappe.

 

Ce soir, Jean Gillibert continue sa route  et va faire battre notre cœur au rythme du sien.

 

Ce soir à 19H30 La Mort du Temps avec deux poèmes dramatiques de Jean Gillibert  

 

Celle qui écrit aux morts lu par Laure Guizerix, aux orgues et saxophone Barry Hayward et Claire Caillard.(durée 20')

suivi  de

Les Barres parallèles lu par Michèle Venard et Christian-Fischer, à la batterie jazz Douglas Sides.(durée  40 ' environ )

 

Deux  vieillards parlent au-delà d'eux-mêmes . Ils vont s'embarquer dans la mort. Le travail initié par Jean Gillibert, disent les acteurs,  fait se plonger les participants dans une recherche, de l'élégie, de la construction des litanies, de la violence interne, afin de tenter d'atteindre un état visionnaire. Dans cette initiation à la mort, le cœur qui bat est entendu à la batterie (didascalies lues par Jean Gillibert)

 


Par amitié  et par conscience de l'exceptionnel, les acteurs de théâtre offrent leur prestation à Jean Gillibert.


M.V.

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Published by fischer - dans Voix d'artistes
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  • : Acteur formé lors des rencontres du Festival Mondial du Théâtre de Nancy, à l’école de Grotowski et à celle de la Cartoucherie de Vincennes, Christian Fischer-Naudin a jusqu'à présent consacré l'essentiel de sa carrière au théâtre.
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